La réaction à la délinquance des adolescents est-elle efficace?
À partir d’une enquête de délinquance auto-déclarée (DAD) de 1999, portant sur les 13-19 ans (n=2300) dans les agglomérations de Grenoble et Saint-Étienne, nous avons recherché à préciser la manière dont se déroulent les délits, les réactions qu’ils engendrent et essayer de préciser l’impact que ces réactions peuvent avoir sur les auteurs des délits.
Au fur et à mesure que se développe l’activité délinquante dans sa variété et se quantité (ce que reflète le nombre de types d’actes), l’influence des parents tend à décliner, soit par la fréquence des citations comme réacteurs, soit relativement à celle de la police par la citation comme réacteur marquant. Pour le jeune lui-même, la délinquance devient de plus en plus une affaire de police et de moins en moins une question d’insertion familiale (et ce quant bien même on connaît l’importance de cette variable dans le passage à l’acte des mineurs).